A) Les motifs psychologiques

A) LES MOTIFS PSYCHOLOGIQUES

 

a) Image du corps dans l'enfance

 

Chaque individu a un regard différent sur lui-même car nous n'avons pas tous la même personnalité et la même façon de penser.

Pour mieux comprendre la psychologie de l'homme nous avons pris un rendez-vous avec la psychologue de lycée.

Nous avons appris que l'image du corps se développe dès l'enfance, continue durant l'adolescence et parfois plus tard.

Pour analyser plus ce phénomène, nous avons étudié le parcours des canons de la beauté et plus précisément celui de Mickael Vendetta, un jeune culturiste qui a beaucoup fait parler de lui notamment avec son concept de la bogossitude (voir annexes)

Sur son site internet, Se trouve un reportage qui retrace son parcours. On peut voir qu'il n'a pas toujours été le personnage narcissique et sur de lui qu'il est actuellement. On a relevé un épisode de la vidéo ci-dessous qui montre bien Mickael Vendetta est ce qu'il est aujourd'hui pour prendre sa revanche sur le passé: "Le jeune homme bodybuildé tient sa revanche sur son passé, quelque mois auparavant c'était encore un garçon incompris, le bouc émissaire de son école". La seconde phrase typique que l'on a relevé est "Avant d'en arrivé là, j’ai eu un passé assez difficile, les gens se moquant souvent de moi, ils disaient ouai t'es une merde, tas plein de boutons sur la gueule"[...] "j’étais un peu la tête de turc de l'école »

La deuxième phrase que l'on peut relevée est prononcée par un tope model masculin : « A l'âge de 14 ans, je pesais 80kilos, c'est surtout que j'en avais marre de la moquerie des camarades ». Le jeune homme interviewé donne aussi un point de vue sur la beauté dans la société.

Vidéo: (à visionner à partir de: 6min06) 

 

 

 

 

André Agassi quant à lui, est l’exemple même d’une enfance sacrifiée au service de sa future carrière sportive professionnelle. Dans son autobiographie, Open, l’ex numéro un mondial du tennis ouvre son cœur. D’une part, le sportif avoue que son père lui a fait avaler « d’étranges pilules blanches. D’autre part, André Agassi joue au tennis depuis l’âge de 7 ans alors qu’il a avoué détester le tennis.

On peut donc constater que les traumatismes de l'enfance forment la personnalité des individus.

 

b) Construire une identité grâce au corps pendant l'adolescence

Suite à l'enfance vient l'adolescence, dans laquelle la construction de l'identité se perpétue.

La période de l'adolescence est notamment caractérisée par des conflits relationnels et également des limites entre les ados et les parents.

Ses conflits touchent différents aspects corporels. Pour analyser les débats de ces limites nous avons étudié le livre "ado à fleur de peau" écrit par Xavier Pommereau. On peut voir que le développement de l'adolescent se crée souvent en relation avec les parents, souvent par opposition, ou alors par accord avec eux: "il s'agit de savoir ce que l'on peut accepter en matière de look". Par exemple les piercings et les tatouages créent des tensions, les jeans taille basses sont sources de conflits autant chez les filles que pour les garçons, comme en témoigne la série skins et le film 15ans et demi de François Desagnat.

L'adolescent affirme ainsi sa personnalité, sa façon de penser et donc forcément sa propre vision du corps.

Témoignage de Jérome Audou, 34 ans, professeur d'EPS :

"A l'adolescence j'étais un peu complexé, car je me trouvais trop filiforme. J'ai voulu me sentir mieux dans mon corps. J’ai donc commencé la musculation à 16 ans. Ce qui me permettait aussi d'être plus performant dans les sports que je pratiquais déjà. Chaque jour, je faisais plusieurs heures d’activités physiques avec une séance d'abdominaux et des pompes. Les protéines concentrées pour être plus corpulent et résistant. Mais j'ai arrêté car le changement de morphologie ma gêné pour la pratique du volley. Le sport est pour moi une drogue, j’ai du mal à me passer de l'effet des endorphines, ces hormones de plaisirs libérés par l'activité physique [...] Je ne vis pas toujours bien car lorsque je fais moins de sport je maigris assez vite. Or j'ai besoin de me sentir bien dans mon corps pour me sentir bien avec les autres. J'essai donc de me lever plus tôt pour faire mes exercices. Mon objectif est de continuer à sentir que la "machine fonctionne", que je peux faire des efforts intenses, tester mes limites. Plus je vieillirai, plus ce sera difficile, j'en suis conscient, mais j'essaierai d'adapter mes activités à mes capacités." On peut donc constater, grâce a ces témoignages que l'adolescence est la période la plus importante dans la formation caractériel de l'individu. En effet les traumatismes et les influences survenus dans l'adolescence marquent a jamais la vie de l’individu.

 

 

c) estime de soi (boulimie-anorexie).

Le rejet de son corps passe par différentes maladies, psychologiques ou physiques. Les complexes sont à l'origine du rejet de notre corps. Les complexes peuvent être définis en psychanalyse. Il s'agit de l'ensemble des représentations et des souvenirs à fortes valeur affectives partiellement ou totalement inconscient. Il se constitue à partir des relations infantiles interpersonnelles.

Les complexes peuvent passer par de multiples aspects: particularité physiques, nom de familles insolites... Certains refusent comme une partie d'eux même.

En fait, on distingue deux types de complexes: le complexe d'Oedipe et le complexe de castration. Le complexe d'Oedipe, ce sont ces moments de désirs contradictoires et alternatifs où l'enfant aime et déteste tout à tour son père et sa mère. Le complexe de castration se constitue au moment de la découverte de la différence des sexes par l'enfant. Il est générateur d'angoisse narcissique. Ces deux complexes ne sont pas des éléments négatifs: ils permettent de structurer la personnalité de chacun et de spécifier l'identité sexuelle. Tout le reste (je suis trop petit, trop gros...) ne sont pas des complexes mais des maladies du narcissisme, il s'agit de problèmes d'acceptation de soi. On peut constater que ces complexes modifient l'image corporelle et s'ancrent parfois dans le faux sentiment d'être sale, laid, monstrueux, difforme... A ce propos on se souviendra ici que les complexes ont une dimension visuelle. Les complexes surviennent lorsqu'on est visible dans un respect de soi qu'on juge très négativement, le corps étant un relai de choix pour activer ce processus. Tous ces problèmes qui peuvent être apparences comme du narcissisme surviennent dans les moments de crise: adolescence, quarantaine.

En effet, grâce au sondage que nous avons réalisé, 68% de la population étudiée (moyenne d'âge 18,1 ans) est peu satisfaite de son corps.

De plus, les moments de doute (deuil, licenciement) sont sensibles aux problèmes du narcissisme.

Les complexes sont évidemment associés au rejet de son corps en effet il est du essentiellement à l'héritage socio-éducatif que nous transmettent nos parents. Toute tourne autour de la capacité de l'enfant à se faire aimer de son père et de sa mère. Ceci doivent fournir un cadre, à la fois ferme, et bienveillamment. Une écoute et surtout un soutien narcissique. Les enfants doivent de sentir acceptés tel qu'ils sont et non pas tels que les parents les voudraient. Amener l'enfant à ressembler à ce qu'il n'est pas le fait forcément rejeter ce qu'il est. Cette absence de soutien et de reconnaissance entraine plus tard le manque d'estime de soi c'est-à-dire les complexes.

 

 

 

 

Les TCA englobent l'anorexie (anorexie restrictive et anorexie-boulimie dite avec vomissements) la boulimie (avec et sans vomissements) et la compulsion alimentaire. Il ne faut pas confondre ces différents troubles

L'anorexie mentale répond à une volonté active de restreindre son alimentation et de perdre du poids. Il peut s'agir d'anorexie restrictive (la patiente ne mange quasiment rien) ou d'anorexie-boulimie (la patiente mange très peu, et compense les crises éventuelles de boulimie par des vomissements).

La crise de boulimie est la consommation en un temps court d’une quantité importante d’aliments non choisis, sans plaisir, sans faim ni rassasiement, avec un fort sentiment de perte le contrôle et de culpabilité. Elle est parfois suivie de vomissements, ainsi que de stratégies visant à brûler les calories ingurgitées. La crise est associée à d’un dégoût de soi qui peut conduire au suicide.

 

La boulimie :

La boulimie apparaît en général vers l'âge de 18 ans. la jeune femme conservant un poids normal grâce aux subterfuges comme les laxatifs, coupe-faim, diurétiques, vomissements, périodes de jeûne, exercices physiques intensifs...

La boulimie consiste en des épisodes de compulsion alimentaire (crises), au cours desquels la personne mange une très grande quantité de nourriture de manière incontrôlée. Ensuite, elle utilise des moyens pour éliminer l'excès de calories ingérées, en se faisant vomir, en utilisant des laxatifs ou des diurétiques, en faisant de l'exercice physique ou en s'imposant des restrictions alimentaires de type anorexique. Les préoccupations concernant le corps, la minceur, sont omniprésentes et obsédantes. La peur phobique de grossir est liée à une image du corps altérée.
La personne boulimique perçoit la minceur comme la solution à tous ses problèmes d'adaptation.
Les crises boulimiques peuvent causer un sentiment angoissant de perte de contrôle. Les vomissements, qui permettent de maigrir tout en mangeant, sont renforcés par l'illusion d'une maîtrise de soi retrouvée.

Il existe deux types de boulimie, avec ou sans vomissement.

La boulimique, Des signes d'alerte qui ne trompent pas:

· Se lever constamment de table et disparaît pendant quelques minutes
· aller systématiquement aux toilettes ou dans la salle de bain après chaque repas
· acheter des quantités de nourriture qui disparaissent rapidement.
· Avoir de très nombreuses caries dues à l'acidité de ses vomissements
· avoir une enflure au niveau de la mâchoire et des joues.
- avoir une éraflure sur sa main droite au-dessus de l'index. Cette griffure est due à ses dents qui blessent sa main lorsqu'elle se fait vomir

La boulimie et l'anorexie sont deux troubles que l'on peut associer et qui peuvent alterner chez certaines personnes mais qui sont fondamentalement différents.

L'anorexie :

L'anorexique est horrifiée à l'idée de prendre du poids. Tous les moyens sont bons pour maigrir: compter les calories, faire du sport à l'excès... Capable de se mettre à la diète, elle peut perdre jusqu'à 30 % de son poids, elle s'isole et devient extrêmement irritable, voire dépressive.
Quand on lui fait remarquer qu'elle a maigri, elle se masque la vérité en disant qu'elle est simplement un peu fatiguée...

- L'anorexie mentale c'est la volonté de restreindre son alimentation et de perdre du poids alors qu'on est déjà mince, voire maigre.

L'anorexie se traduit par un amaigrissement, un refus de manger
et une aménorrhée (interruption des règles).

L'anorexique manifeste, malgré un état de dénutrition, une grande activité physique et intellectuelle, un refus de la fatigue, un certain état d'excitation.
En ne mangeant pas, l'anorexique organise et contrôle un vide qu'elle situe au niveau corporel afin de se défendre d'un vide au niveau psychique.

L'anorexique se trouve toujours trop grosse et son désir éperdu de minceur la pousse à réduire de plus en plus son apport alimentaire...mettant en danger sa propre existence.

L'anorexique, Des signes d'alerte qui ne trompent pas:
· trouver toujours de bonnes excuses pour ne pas s'alimenter : "Je viens juste de manger avec un copain !" ou tout simplement "je n'ai pas faim".
· A table, se servir des portions minimes de nourriture.
· Se vanter très souvent de ne manger que des aliments "sûrs" comme les pommes et rejette tous aliments gras comme le saucisson.

Il existe deux formes d'anorexie :

L'anorexie restrictive est la plus dangereuse, surtout quand elle se complique d'une dénutrition grave pouvant mener au décès (10 à 15 % des cas). L'amaigrissement est très rapide.

L'anorexie-boulimie entraîne une dénutrition moins sévère mais les vomissements accentuent les manques en calcium et en potassium. La personne, se pliant à une restriction alimentaire anormale, "craque" comme poussée par une pulsion irrépressible et mange sans contrôle. Ensuite, assaillie par la culpabilité, elle se fait vomir pour éviter la prise de poids.

 



Aujourd’hui on découvre un nouveau trouble du comportement qui apparaît-il s’agit de l’orthorexie.

 

Il s'agit d'une nouvelle obsession nutritionnelle, dénommée «orthorexie nerveuse». Etymologiquement, orthorexie signifie « manger droit » – du grec «orthos» qui signifie correct et «orexis» qui signifie appétit.

Le problème de l'orthorexie ne réside pas dans la quantité de nourriture ingérée ou non, mais dans le comportement obsessionnel vis-à-vis du choix de cette nourriture. La personne orthorexique s'astreint en effet à des règles d'hygiène alimentaire très strictes et est obsédée par ce dogme de l’alimentation saine. Pour ne pas consommer de graisses ni produits chimiques considérés comme nuisibles à la santé, l'orthorexique passe des heures à étudier la composition des aliments et à réfléchir à son alimentation.

Comme pour tout autre trouble du comportement alimentaire, l'orthorexie isole des autres et conduit au repli sur soi.

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site