A) Le culte du corps au cours des civilisations et des sociétés

  1. Le culte du corps au cours des civilisations et des sociétés

  1. Les différentes visions de la beauté au cours du temps

Les canons de beauté ont considérablement changés au fil des années. On désigne « canon de beauté »  les normes considérées comme belles à une certaine époque et à un certain endroit. Ainsi ce qui était « beau » il y a un siècle ne le sera pas forcément aujourd’hui. Les canons de beauté suivent l’évolution de la mode et sont dépendants de l’évolution des techniques.

 

 

 

 

A la Renaissance, les critères du « canon » sont précis : il fallait avoir un teint blanc et éclatant, ou taille longue, des petites oreilles et des petits pieds ainsi que des dents courtes, des lèvres et des joues rouges. Quand on avait acquis ces normes, on pouvait accéder au l’idéal de la perfection. A cette époque, Botticelli peint La naissance de Vénus qui devient dès lors l’illustration type du canon de beauté de la Renaissance. Une longue chevelure blond, une peau très pâle, une grande taille, de belles formes. La vénus regroupait les caractéristiques même de la perfection. Être ronde signifiait qu’on était riche et en bonne santé.

Sous l’ancien régime, les canons de beauté avaient le teint le plus blanc possible. D’où l’usage souvent abusif de fards, poudre de riz. Les femmes mettaient aussi des mouches, c'est-à-dire des faux grains de beauté dont l’emplacement changeait en fonction de la mode et du moment.

La Renaissance avait des canons de beauté aux caractéristiques bien particulières du point de vue de notre époque.

 

 

Des siècles se sont écoulés, les normes de la beauté ont évolué. Dans les années 50, de nouveaux  « canons de beauté » apparaissent et, très souvent, ce sont des célébrités (en effet on découvre les stars de cinéma). Aux États-Unis, Marilyn Monroe est l’une de ces icônes : elle est blonde, belle et surtout connue. Elle est devenue une icône glamour et reste toujours actuellement un des « canons de beauté » de l’après-guerre. En France, à la même époque, Brigitte Bardot symbolisait la beauté et la perfection à la française. Belle, blonde, jeune et idolâtrée par la jeunesse. Marilyn Monroe et Brigitte Bardot ont longtemps été considérée comme un exemple pour les jeunes femmes qui s’habillaient, se coiffaient comme elles et s’identifiant à ces modèles.

 

Durant la période de 1960 à 1980, on voit un souci du corps et un idéal de minceur. Parallèlement à l’augmentation du temps de loisirs, un temps pour sois prend réellement consistance, les soins qui lui son porté en matière de santé et de beauté.

Puis la période de 1980 à 1985 se caractérise par la conquête de la forme. La concentration de l’individu sur lui-même s’accentue. Tout ce qui touche au corps et à l’attention qu’on peut lui porter connait une nouvelle phase de croissance. Les magazines féminins redouble leur regards sur lu : cette mise en scène continuelle tend à lui donner une importance symbolique considérable.

Enfin, la période depuis 1985 est un retour des formes et des plaisirs. Bien que l’intérêt pour le corps reste très fort chez les français après 1985 l’association « santé, beauté, forme » devient malgré tout moins évidente. Alors que la notion tendait à tout rassembler, les différentiations reparaissent. Santé et beauté font progressivement chemin chacune de leur coté en spécifiant leur contenu é leur méthode

Des années après, même si le  « phénomène Marilyn Monroe »  subsiste encore, les évolutions de la société et le temps ont à nouveau transformé les normes du « canon de beauté ».

Aujourd’hui, en 2009, on atteint la perfection si on est grande, mince et filiforme et si possible une peau joliment hâlée. La minceur étant aujourd’hui la preuve que l’on vit bien, que l’on s’alimente correctement contrairement à ce qui état le cas il y a quelques siècles. Les formes et le poids sont synonymes de mauvaises hygiènes de vie. Aujourd’hui, on parle de « culte de la minceur ». Les modèles idéales étant des mannequins longilignes et toniques tel que Gisèle Bündchen. Elle est l’archétype du « canon de beauté » du XXIème siècle. D’ailleurs, c’est le mannequin le mieux payé au monde et l’égérie de plusieurs marques de luxe. Les jeunes filles s’identifient à elles et autres mannequins en essayant de toujours plus leur ressembler.

 

 

 

  1. Les différentes visions de la beauté dans les différentes civilisations.

 

 

 

 

Dans la tradition africaine, la minceur n’est synonyme ni de beauté ni de bonne santé. Dans beaucoup de culture du monde, et particulièrement en Afrique, la taille des hanches, symbole de fécondité, alimente les idéaux du physique féminin. La plus ancienne représentation de la femme que les archéologues on retrouvée est la Vénus Hottentote qui présente une poitrine et des hanches démesurément larges.

Aujourd’hui, les canons de la beauté de la femme africaine évoluent. La télévision, le cinéma et internet sont des portails sur le monde qui véhiculent de nouveaux idéaux. En occident, les critères de beauté se construisent autour des mannequins en vogue et la minceur demeure un critère dominant de la beauté occidentale. Il faut une poitrine ferme et conséquente, une taille fine et des fesses rebondies au risque de vivre seule et complexée. C’est cette image qui est véhiculée par les productions occidentales et vient nourrir la conception métisse de l’idéal de beauté de la femme africaine moderne. Naomi Campbell ou encore Katoucha sont les nouveaux canons de beauté africains.

 

 

 

 

 

 

 

Dans la tradition asiatique, le soin de la peau est presque une religion, en effet dans le pays du soleil levant les femmes savent que le soleil est l’ennemi de leur peau, qui se ride moins vite que celles des occidentales, c’est pour cela que les femmes asiatiques sont souvent équipé d’ombrelle. La perfection asiatique se résume donc au teint clair, pâle, blanc. Au Japon le culte de la beauté est nommé « Bihaku » qui signifie beauté blanche.

 

 

 

Durant les siècles, les « canons de beauté » ce sont succédés, passant de la femme de l’antiquité qui a des formes, aux mannequins filiformes du XXIème siècle. Dans l’antiquité, la beauté est synonyme de bonté. Au XVIème siècle, le corps parfait s’amincit. Le XXIème siècle voit naître le sexe symbole. Non seulement on trouve différents « canons de beauté » à travers le temps, mais aussi a travers les civilisations. La maigreur répond aujourd’hui aux canons de beauté occidentaux et on exhibe aisément ses silhouettes filiformes. Alors qu’en Asie la beauté se résume au teint clair, blanc.

Tandis que dans les pays africains, la femme moderne rêve de métissage et de minceur, même s’il existe mille manières d’être belle avec des rondeurs qui ont un charme et se cultive. Il existait bien des canons de beauté différents mais aujourd’hui avec les médias, les canons de beauté deviennent universels.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site